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Nigeria: Sept morts lors de nouvelles tensions avec la minorité chiite

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Suite à l’emprisonnement de l’un de leurs leaders, les membres du Mouvement islamique du Nigeria ont défilé dans la capitale. Le mouvement a fini par dégénérer et entraîné la mort d’au moins sept personnes.

Au moins six manifestants chiites et un policier ont été tués dans des heurts à Abuja lundi, les dernières violences meurtrières en date liées à l’emprisonnement d’un dignitaire religieux de leur communauté.

Quelques centaines de membres du Mouvement islamique du Nigeria (IMN), une organisation chiite radicale du nord du Nigeria majoritairement sunnite, ont défilé dans la capitale fédérale pour exiger la libération de leur chef Ibrahim Zakzaky, incarcéré depuis décembre 2015 avec son épouse pour « homicide et rassemblement illégal », a constaté un photographe de l’AFP.

« La manifestation a d’abord été pacifique », puis « les policiers ont commencé à sortir en nombre et ont tiré du gaz lacrymogène et les manifestants ont riposté en lançant des cocktails Molotov et ont mis le feu à des véhicules de pompiers », a-t-il ajouté.

« Nous marchions sans violences et lorsque nous sommes arrivés au niveau du ministère des Affaires étrangères, ils (les policiers) ont commencé à tirer en l’air et sur la foule », a de son côté dit Abdullahi Muhammed Bello, un membre de cette organisation chiite. « Il y a six corps devant moi, dont celui d’un mineur », a-t-il poursuivi.

Le photographe de l’AFP a compté le même nombre de morts, ajoutant avoir vu un policier à terre. L’IMN a plus tard fait part de la mort de cinq autres manifestants.

Un porte-parole de la police a quant à lui annoncé qu’un officier de haut rang des forces de l’ordre avait aussi perdu la vie dans les violences, tandis que deux autres policiers avaient été grièvement blessés.

La chaîne de télévision nigériane Channels a par ailleurs affirmé que l’un de ses reporters avait reçu une balle, sans autres détails.

Le porte-parole de la police, Franck Mba, a diffusé un communiqué pour demander aux habitants d’Abuja de rester calmes.

« Il y a une manifestation violente actuellement en cours », a dit le porte-parole. « La police prend des mesures adéquates de maintien de l’ordre pour garder la situation sous contrôle ».

Amnesty International a aussitôt rendu public un communiqué appelant « les autorités à ne plus réprimer les manifestations chiites dans le sang ».

« Les forces de sécurité tirent à balles réelles sur des personnes qui exercent seulement leur liberté d’expression », regrette l’ONG internationale de défense des droits de l’Homme.

Réprimées dans le sang
Les partisans d’Ibrahim Zakzaky manifestent quasiment quotidiennement désormais dans les rues d’Abuja pour demander sa libération.

L’IMN, fort de plusieurs milliers de sympathisants, s’oppose depuis des années à l’autorité nigériane et ses manifestations sont souvent réprimées dans le sang.

Le 11 juillet, au moins deux personnes ont été tuées, quelques jours après une sortie du fils du chef de l’IMN, accusant le gouvernement d’organiser « l’assassinat » d’Ibrahim Zakzaky, dont l’état de santé s’est fortement dégradé.

Le week-end dernier, la présidence nigériane a appelé les membres de l’IMN à attendre la prochaine comparution de leur chef devant la justice, le 29 juillet. « Nous demandons aux partisans de Zakzaky d’abandonner leurs violentes manifestations dans les rues et d’attendre la décision la cour de Kaduna (nord), ville dans laquelle leur leader doit comparaître », a déclaré Garba Shehu, le porte-parole de la présidence.

Fin 2016, un tribunal fédéral avait jugé sa détention illégale et ordonné sa libération. Mais cette décision n’a jamais été exécutée.

En janvier, un tribunal avait ordonné qu’il puisse rencontrer ses médecins personnels, en raison de la dégradation de son état de santé, mais ses proches ont récemment fait savoir qu’il souffrait d’un empoisonnement au plomb.

Fin octobre, des partisans de l’IMN avaient manifesté en masse à Abuja et la répression violente de la manifestation par les forces de sécurité avait fait 47 morts selon l’IMN et les observateurs, six selon les chiffres officiels.

En décembre 2015, l’armée a tiré sur des manifestants à Zaria, leur fief dans le nord du Nigeria, faisant plus de 350 morts.

L’IMN, apparu en tant que mouvement étudiant en 1978 avant de muer en groupe révolutionnaire inspiré par la révolution islamique en Iran, est aujourd’hui encore proche de Téhéran et suscite une grande hostilité au Nigeria où l’élite musulmane sunnite ne cache pas ses affinités avec l’Arabie saoudite.

Le pays est en outre secoué par de nombreux attentats imputés à l’organisation terroriste Boko Haram.

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Moustapha Cissé LO veut une liquidation de la Crei

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«La Crei, qui a condamné Karim Wade, n’est pas conforme à l’islam. On ne peut pas observer par une fenêtre pour juger ce que fait un individu situé de l’autre côté. Sa condamnation est basée sur des accusations qu’on n’a pas encore prouvées. C’est de la foutaise», a dit Moustapha Cissé Lô, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Selon Walf Quotidien, il s’exprimait, hier, en marge de la cérémonie officielle du Magal. Pour lui, «il faut égorger la Crei et laisser tranquille ceux qui sont poursuivis par cette juridiction spéciale, car personne ne peut jurer n’avoir pas détenu des biens de façon illicite».

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[Photos-Vidéo] Mariage Sokhna Oumou Kalsoum Sy-Ahmed Khalifa Niass : Ces images qui nous laisseraient y croire…

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Nécrologie : El hadj Amadou Makhtar Ngom n’est plus !

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Nous venons d’apprendre le rappel à Dieu de El hadj Amadou Makhtar Ngom, chef du village de Ngomène Litir et père de Dr Khadim Ngom de Bordeaux.
Décès survenu ce lundi 14 octobre 2019.
L’enterrement a eu lieu à Touba le même jour  et les prières du 8ème jour seront organisées le lundi 21 octobre 2019 à Ngomène Litir dans le département de Tivaouane.
Snap221 s’associe à cette douleur et présente ses condoléances à Dr Khadim Ngom et à la famille éplorée.Nécrologie : Décès de El hadj Amadou Makhtar Ngom, chef de village de Ngomène Litir.

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