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8 Mars – Présence dans les réseaux sociaux : Les femmes tissent leur toile

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Au Sénégal, les femmes se sont fort emparées du web et sont très actives sur les réseaux sociaux. Elles utilisent davantage que les hommes Facebook et Instagram. Elles sont plus visibles sur Snapchat et tiennent une bonne place sur Twitter, WhatsApp et le sérieux LinkedIn. A l’occasion de la célébration du 8 mars, nous allons à la rencontre des Thiessoises qui tissent leur «Toile» sur le web.

 

 

THIES – Présence dans les réseaux sociaux : Les femmes tissent leur toile

Le froid, petit à petit, semble avoir cédé la place à l’été qui se profile à l’horizon. Période pendant laquelle la canicule et la poussière étouffent les populations. Et où les plages, avec leur brise marine, sont quotidiennement prises d’assaut dans des villes comme Saly, capitale du tourisme sénégalais. Parce que restant les lieux de prédilection pour respirer de l’air frais. Et trouver un peu de fraîcheur. Autant sur le sable que dans l’eau. Dans la ville aux deux gares, il ne fait pas aussi froid qu’on l’aurait cru. Le temps, un peu frais, soulage les populations. Ainsi, tous les après-midi, et surtout le soir, il est facile d’apercevoir, particulièrement au centre, cette catégorie de jeunes thiessoises se déambuler à travers les beaux boulevards qui ont donné un meilleur cadre de vie à la cité de Refus, devenue un scintillant paradis terrestre qui brille de partout. Et l’endroit qui focalise le plus l’attention, reste celui-là qui fait la fierté des Thiessois, pour avoir donné un autre visage à la ville. A savoir : la «Promenade des Thiessois». Avec l’aménagement de l’esplanade, un écran géant et des jets d’eau (pas encore fonctionnels) qui donnent à cette «ex-Place de France» les allures d’un monument européen. Là, on s’enthousiasme. On contemple les élégantes gazelles cayoriennes, pleines de punch, belles comme des sirènes. Lesquelles se font admirer dans leurs intéressantes et suggestives tenues. Téléphone entre les mains, Mbène Sylla, qui tient un petit commerce en face de l’immeuble «Pape Diop», enregistre un dernier vocal pour dire à son Jakartaman de venir la chercher : «WhatsApp, c’est comme une drogue pour moi. Je l’utilise tout le temps parce que c’est un moyen de communication rapide et il y a moins de frais. Et puis, comme je fais mon petit commerce, d’habitude je me retrouve souvent seule. Je passe donc le plus souvent de mes heures sur WhatsApp. C’est un passe-temps pour moi.» A côté d’elle, une caissière d’une banque de la place attend avec impatience un taxi pour rentrer. A la question de savoir ce qu’elle pense des réseaux sociaux, Sophia, en compagnie de deux copines dont la moralité laisse à désirer, d’avouer : «C’est très accrocheur et agréable à souhait.» L’on est en droit de se demander si l’utilisation de ces réseaux sociaux par ces femmes avait une limite. «Non, même pas ! Je l’utilise tout le temps parce que je réalise tous mes achats sur la toile avec le e-commerce. Même cette chemise que je porte, je l’ai achetée en ligne, avec livraison à domicile.» Selon elle, «aujourd’hui l’achat se fait de plus en plus à travers les smartphones». Aussi, s’informe-t-elle à travers les réseaux sociaux. Sans compter qu’avec le web, elle dit «avoir cette liberté d’action et d’expression. Avec le net, les femmes sont devenues plus actives, plus entreprenantes, plus indépendantes. Les réseaux sociaux ont brisé tous les règles et codes traditionnels», nous glisse la très mignonne Sophia qui, en matière de téléphone portable, se veut très classe, parce que «se promenant avec la dernière mode». Ailleurs sur la Promenade des Thiessois, Germaine, dans une démarche assez pressée pour aller au marché acheter de quoi couper le jeun, dit utiliser les réseaux sociaux pour se «divertir», mais surtout pour «discuter avec mes amies et, surtout avec mon très cher mari, l’homme de ma vie qui vit en Italie. Egalement pour m’informer». Toutefois, ce sentiment émis par ces Thiessoises ne fait pas l’unanimité dans la ville aux deux gares. La dame Djimby Sidibé, vendeuse de cacahuètes sur la même place, est loin de le partager. Notre vaillante dame bourre ses sachets en plastique de cacahuètes, le front plus ou moins plissé de rides. Une courtoise interlocutrice présentant un profil de ménagère fatiguée qui, le sourire aux lèvres, nous confie : «Je ne me rappelle pas exactement avoir utilisé les réseaux sociaux comme moyen de communication. Mais je sais juste qu’il y a beaucoup d’inconvénients dans ce mode de communication. Il y a beaucoup de scandales que j’entends à la radio, liés à ces réseaux sociaux. Et aujourd’hui, tu peux voir une maman, plutôt que de s’occuper et d’éduquer ses enfants, elle est là, scotchée à longueur de journée sur son téléphone, en train de regarder je ne sais quoi.»

lequotidien

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VIDEO GRANDE MOSQUÉE DE TOUBA : TEMPS FORT ET IMAGES SPECTACULAIRES DU MAGAL 2019…

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Qui est Serigne Fallou Mbacké…«Borom na am mou ame»?

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Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacké est sans doute le plus célèbre des héritiers de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Communément appelé Serigne Fallou Mbacké, ce deuxième khalif de Serigne Touba était crédité du don de voir se réaliser toutes les prières qu’il formulait.

De son vivant à nos jours, nombreuses sont les personnes qui demeurent avec la conviction qu’il suffit de faire appel sept fois à Serigne Fallou pour obtenir la réalisation de ses désirs. Snap 221 .com revient sur l’itinéraire de cet érudit de l’Islam.

A Touba pour les besoins du Grand Magal, la grande attraction est toujours le mausolée de Serigne Fallou Mbacké, le deuxième Khalife général des mourides. Cet endroit ne désemplit jamais de monde. Que cela soit en période de Magal ou non. Dans le mausolée de cet érudit et partout ailleurs, nombreuses sont les personnes qui viennent avec la conviction qu’il suffit de faire appel à Serigne Fallou sept fois pour obtenir la réalisation de ses désirs.

Né le 27 juin 1888 à Darou Salam soit au 27éme jour du mois de Rajab, Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacké était crédité du don de voir se réaliser toutes les prières qu’il formulait. D’où l’appellation de «Borom na ame mou ame», par son père, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme.

A l’image de son frère Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, Sokhna Awa Bousso, la mère de Serigne Fallou est issue d’une famille maraboutique, qui a donné plusieurs imams à Touba. L’anniversaire de la naissance de Serigne Fallou, le «Kazu Rajab», est un événement bien connu de la confrérie, car assisté par des centaines de milliers de disciples.

Serigne Fallou entama ses études coraniques chez Serigne Ndame Abdou Rahmane Lo à Darou Halimoul Kabîr. Ses oncles Mame Mor Diarra et Mame Thierno Birahim ont également beaucoup contribué à ses études. Sous le Ndigueul de son père et guide, Serigne Fallou a fondé plusieurs villages dont : celui de Ndindy (1913), Bogorel (1914), Mbepp (1930), Merina bobo (1932), Khayane (1938), Touba Merina (1948), Nayroul Marame (1952), Aliyeu (1950), Touba Sourang (1961) et Touba Bogo (1962). Le développement de la ville sainte de Touba s’est aussi effectué sous son magistère, notamment par la création de forages et du célèbre marché «Occasse» de Touba.

En 1945, Serigne Fallou, devenu second khalife, se plongea corps et âme dans la poursuite des travaux de la Grande Mosquée. Il eut l’honneur,  de procéder à son inauguration, le 7 Juin 1963 et d’y diriger la première prière. Son khalifat est encore évoqué de nos jours comme une période particulièrement faste pour notre pays. Les Sénégalais, toutes confréries confondues, le considèrent comme un vrai ascète, un homme qui a reçu du créateur le pouvoir de faire des miracles.

L’on rapporte aussi que Serigne Fallou Mbacké, tel un vrai talibé, était dévoué à son père.  Pour preuve en 1927, date de la disparition  de Serigne Touba, il fit 28 copies reliées du Saint Coran dont il fit don à Cheikh Ahmadou Bamba. Il lui offrit également sa maison, sise alors à l’avenue de la gare à Diourbel. Une belle maison qui était couverte de tuiles rouges avec, à chaque angle, le signe de l’étoile et du croissant lunaire. C’est après la disparition de son père que Serigne Fallou Mbacké a également effectué son premier pèlerinage à la Mecque.

C’est dans la nuit du 06 août 1968 que El Hadj Mouhamadou Fallou Mbacké s’éteignit à Touba plongeant le monde mouride dans une tristesse jamais égalée. De cette date à nos jours, sa notoriété reste intacte aux yeux des talibés mourides et des disciples des autres confréries.

 

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Wally Seck Chez Sokhna Bally: « Billahi Wallahi Meussouma Am Magal Bou Néxer Nii »

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