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Les "Diables d'hier deviennent les "gentils" du vendredi saint. – Snap221.com
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Les “Diables d’hier deviennent les “gentils” du vendredi saint.

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Parce que Serigne Mountakha Mbacké le leur a publiquement demandé, Macky Sall et Abdoulaye Wade ne pouvaient pas ne pas se serrer la main. Mais, parler aussitôt de réconciliation semble aller trop vite en besogne. Car, si les deux hommes qui se parlent depuis longtemps n’ont pu jusqu’ici se retrouver, c’est à cause de divergences sur les termes du deal : Macky veut un troisième mandat et Karim ambitionne de lui succéder en 2024. Ainsi, on risque de se retrouver devant le scénario de 2008, lorsque le regretté Serigne Bara Mbacké les avait réconciliés. La suite, tout le monde la connaît : la chasse à Macky avait repris de plus belle à l’Assemblée nationale.

Aux larmes, citoyens ! Soudain triomphent les retrouvailles. Le diable d’hier devient le gentil du vendredi saint. Macky Sall et son ex-mentor dans la même voiture, après la grande prière d’inauguration de la plus grande mosquée de l’Afrique de l’ouest. Quelle prouesse ! Seules les montagnes ne se rencontrent pas. Et les belles photos de la poignée de main valent 10 mille «maux» du passé et sonnent le clap de fin pour ce crapoteux feuilleton politico-judiciaire qui a tenu en haleine le Sénégal, l’Afrique et le monde pendant sept bonnes années.

Avec cet affichage public de Wade et son ex-fils putatif, on ne manquerait pas, dans les deux camps, d’essuyer de douces larmes d’émotion en voyant le bel épilogue de cette sombre histoire de famille libérale tant éprouvée. Mais malveillants que nous sommes, nous ne pouvons pas avoir une déception de voir cette saga se terminer dans une dégoulinante eau de rose. Car, au-delà de l’affichage, le dénouement de cette tragi-comédie ne nous empêche pas de remuer nos méninges. En effet, tout le monde sait l’amour impossible qu’il y a entre une carpe et un lapin. Macky Sall veut un troisième mandat et Abdoulaye Wade ne se débat, à 90 ans révolus, que pour voir son Karim finir président de la République du Sénégal. Ce qui prouve que cette réconciliation est juste de façade, puisque scellée pour l’autorité de la chose religieuse qui leur a publiquement demandé ces retrouvailles. Et il ne pouvait faire autrement, après avoir montré orbi et urbi qu’ils sont tous talibés de sa confrérie.

Malgré la belle image et les demandes d’«amnistie pour Karim», «retrouvailles de la famille libérale», «gouvernement élargi» et autres qui vont être réclamés ça et là, le contentieux familial est très profond. Et le camp du pouvoir surtout est allé très loin dans le dénigrement de l’homme au centre de tous ces différends : Karim Meïssa Wade. Emprisonné, exilé par le fils d’emprunt de son père, l’ancien «ministre du ciel et de la terre» ne bouderait pas son plaisir face aux alliés et autres sbires du pouvoir de Macky Sall. Lesquels ne pourront broncher devant la volonté du «Patron» de réhabiliter, au besoin, celui dont il disait qu’il doit 130 milliards de francs Cfa au Trésor public. On aimerait bien voir leurs têtes.

Mais, en vrai animal politique, Macky Sall semble cacher son jeu et va encore se faire le vieux qui lui a appris toutes les roueries politiques. Maître de son agenda politique, il avance, avec son cabinet noir, dans sa stratégie de conquête d’un troisième mandat. Ce qui semble expliquer la mise en cage de ses troupes dont il ne veut voir personne afficher des ambitions avant 2024, comme il l’a clairement répété à Paris devant ses militants.

Quant à Abdoulaye Wade, il ne peut pas se réconcilier totalement avec Macky Sall aussi longtemps que Karim pourrait être arrêté pour contrainte par corps. Et tant que ce bannissement va continuer, le Pape du Sopi ne pourra pas pardonner à son successeur. Lequel a longtemps cherché les retrouvailles pour des raisons «humanitaires». Il a tout essayé mais le Secrétaire national du Pds a tout bloqué, réclamant l’amnistie pour son fils ou la révision de son procès. De nombreuses personnes dans les salons dakarois savaient que Wade et Macky Sall se parlent depuis longtemps. Ainsi, l’inauguration de la mosquée Massalikoul Jinaan n’était que le bon prétexte pour préparer l’opinion à la surprenante suite du feuilleton.

Mais le plus drôle dans ce manège est l’utilisation de la classe maraboutique dans la comédie du personnel politique. En effet, comme le Président Wade l’avait fait avec l’opposant Idrissa Seck à la veille de la Présidentielle de 2007, Macky Sall risque d’utiliser cette occasion, servie sur le plat, pour faire oublier le cortège de gros scandales comme l’affaire petro-Tim, qui menace son pouvoir. Et le peuple sera encore le dindon de la farce. En effet, nous ne serons pas surpris que cette poignée de main pousse certains à doper le dialogue politique pour amnistier tous les faits au profit de tout le monde. Même Aliou Sall, mis en cause dans un scandale jamais vu depuis que le Sénégal est Sénégal. Car, si Wade décide de prendre ouvertement part à ce dialogue de Famara Ibrahima Sagna, il peut exiger que Karim soit totalement réhabilité. Tout comme Macky peut le faire pour son jeune frère. Et «au nom de la cohésion nationale», on enterre tout : les milliards du peuple passeront ainsi par pertes et profits. Et les rentiers de la foi réussiront ainsi un gros coup.

Seyni DIOP

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VIDEO GRANDE MOSQUÉE DE TOUBA : TEMPS FORT ET IMAGES SPECTACULAIRES DU MAGAL 2019…

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Qui est Serigne Fallou Mbacké…«Borom na am mou ame»?

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Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacké est sans doute le plus célèbre des héritiers de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Communément appelé Serigne Fallou Mbacké, ce deuxième khalif de Serigne Touba était crédité du don de voir se réaliser toutes les prières qu’il formulait.

De son vivant à nos jours, nombreuses sont les personnes qui demeurent avec la conviction qu’il suffit de faire appel sept fois à Serigne Fallou pour obtenir la réalisation de ses désirs. Snap 221 .com revient sur l’itinéraire de cet érudit de l’Islam.

A Touba pour les besoins du Grand Magal, la grande attraction est toujours le mausolée de Serigne Fallou Mbacké, le deuxième Khalife général des mourides. Cet endroit ne désemplit jamais de monde. Que cela soit en période de Magal ou non. Dans le mausolée de cet érudit et partout ailleurs, nombreuses sont les personnes qui viennent avec la conviction qu’il suffit de faire appel à Serigne Fallou sept fois pour obtenir la réalisation de ses désirs.

Né le 27 juin 1888 à Darou Salam soit au 27éme jour du mois de Rajab, Cheikh Mouhamadou Fadl Mbacké était crédité du don de voir se réaliser toutes les prières qu’il formulait. D’où l’appellation de «Borom na ame mou ame», par son père, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme.

A l’image de son frère Serigne Mouhamadou Moustapha Mbacké, Sokhna Awa Bousso, la mère de Serigne Fallou est issue d’une famille maraboutique, qui a donné plusieurs imams à Touba. L’anniversaire de la naissance de Serigne Fallou, le «Kazu Rajab», est un événement bien connu de la confrérie, car assisté par des centaines de milliers de disciples.

Serigne Fallou entama ses études coraniques chez Serigne Ndame Abdou Rahmane Lo à Darou Halimoul Kabîr. Ses oncles Mame Mor Diarra et Mame Thierno Birahim ont également beaucoup contribué à ses études. Sous le Ndigueul de son père et guide, Serigne Fallou a fondé plusieurs villages dont : celui de Ndindy (1913), Bogorel (1914), Mbepp (1930), Merina bobo (1932), Khayane (1938), Touba Merina (1948), Nayroul Marame (1952), Aliyeu (1950), Touba Sourang (1961) et Touba Bogo (1962). Le développement de la ville sainte de Touba s’est aussi effectué sous son magistère, notamment par la création de forages et du célèbre marché «Occasse» de Touba.

En 1945, Serigne Fallou, devenu second khalife, se plongea corps et âme dans la poursuite des travaux de la Grande Mosquée. Il eut l’honneur,  de procéder à son inauguration, le 7 Juin 1963 et d’y diriger la première prière. Son khalifat est encore évoqué de nos jours comme une période particulièrement faste pour notre pays. Les Sénégalais, toutes confréries confondues, le considèrent comme un vrai ascète, un homme qui a reçu du créateur le pouvoir de faire des miracles.

L’on rapporte aussi que Serigne Fallou Mbacké, tel un vrai talibé, était dévoué à son père.  Pour preuve en 1927, date de la disparition  de Serigne Touba, il fit 28 copies reliées du Saint Coran dont il fit don à Cheikh Ahmadou Bamba. Il lui offrit également sa maison, sise alors à l’avenue de la gare à Diourbel. Une belle maison qui était couverte de tuiles rouges avec, à chaque angle, le signe de l’étoile et du croissant lunaire. C’est après la disparition de son père que Serigne Fallou Mbacké a également effectué son premier pèlerinage à la Mecque.

C’est dans la nuit du 06 août 1968 que El Hadj Mouhamadou Fallou Mbacké s’éteignit à Touba plongeant le monde mouride dans une tristesse jamais égalée. De cette date à nos jours, sa notoriété reste intacte aux yeux des talibés mourides et des disciples des autres confréries.

 

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(05 Photos) YÉKINI reconvertit en ÉLEVEUR ?

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