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L’ex-roi des Belges Albert II a (enfin) fait le test ADN demandé par Delphine Boël

Après avoir refusé durant des années, l’ex-roi des Belges Albert II a fait, ce mardi matin, le test ADN demandé de longue date par Delphine Boël qui prétend être sa fille.

Elle aura mis le temps. Mais ce 28 mai 2019, Delphine Boël a obtenu ce qu’elle voulait de longue date. A savoir que l’ex-roi des Belges Albert II, dont elle prétend depuis des années être la fille illégitime, se soumette à un test ADN. Les avocats de l’ancien souverain de Belgique ont en effet annoncé ce mardi, via un communiqué, que «dans le respect qu’il a de l’institution judiciaire, Sa Majesté le Roi Albert a décidé de se soumettre à l’expertise ordonnée par la Cour d’appel». Et il l’a fait le matin même, a souligné l’un d’eux à l’AFP.

Alors qu’il n’avait jamais voulu faire ce test ADN prouvant ou infirmant cette paternité, le père de l’actuel roi Philippe s’est vu quelque peu contraint d’accepter en raison d’une récente décision de justice. Le 16 mai dernier, la cour d’appel de Bruxelles avait décidé que, s’il persistait à le refuser, il devrait régler une astreinte de 5.000 euros par jour. A la suggestion de la défense de Delphine Boël, la cour avait aussi stipulé qu’en cas d’accord sur la pratique du test, Albert II obtenait que le résultat reste confidentiel, jusqu’à la fin de la procédure en cassation. Laquelle pourrait prendre au moins un an. Selon l’arrêt rendu ce jour-là par la cour d’appel, l’experte judiciaire désignée pour pratiquer le test devait comparer un prélèvement de salive de l’ex-roi avec les ADN de cette artiste plasticienne belge de 51 ans, qui dit être sa fille, et de la mère de cette dernière.

L’ancien roi Albert II a toujours nié être le père de Delphine Boël

Delphine Boël affirme être née de la longue liaison qu’a eue sa mère, Sibylle de Sélys Longchamps, dans les années 1960 et 1970, avec Albert, alors prince héritier, tandis que celui-ci était marié depuis 1959 avec Paola Ruffo di Calabria. Or, l’ancien souverain, qui a régné sur la Belgique de 1993 à 2013, a toujours nié cette filiation. Il a seulement reconnu publiquement avoir traversé une crise conjugale avec son épouse à l’époque de la liaison qu’on lui prêtait avec cette femme.

En 2013, après l’échec d’une tentative de conciliation, Delphine Boël avait décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. S’en est suivi un long feuilleton judiciaire. En octobre 2018, elle avait finalement obtenu gain de cause, la cour d’appel de Bruxelles ordonnant à Albert II de se soumettre à un prélèvement génétique pour enfin trancher la question de cette paternité. Or il l’avait refusé et ses avocats avaient introduit un pourvoi en cassation en février, contraignant Delphine Boël à recourir à cette arme de l’astreinte. Arme qui s’est donc avérée efficace.

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