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Qui était Bineta Camara, la fille tuée à Tamba ? La police scientifique entre en scène

Née le 14 mai 1996 à Tamba, elle a décroché son Bac en 2013 au lycée Mame Cheikh Mbaye de la commune, avant d’intégrer l’École supérieure polytechnique (Esp) de Dakar. Après quelques années passées à Dakar, elle décide de rentrer au bercail, pour assister sa maman, Ndoungou Diouf, qui tient une grande boutique, spécialisée dans la commercialisation de tissus prisés par la gent féminine, au marché central de Tamba.

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Le voisinage atterré par cette perte cruelle, ne tarit pas d’éloge à son endroit, dans les colonnes de « L’Observateur » : «Elle était voilée, très pieuse, affable, généreuse et disponible.» Voisin de la défunte, Moussa Diallo parle d’une dame discrète, respectueuse, sociable, très attachée à sa mère : «La veille de sa mort, elle a envoyé de l’argent à sa maman. Elle a abandonné ses études supérieures pour venir épauler sa mère dans son commerce. Les autorités doivent tout faire pour élucider ce crime, par devoir de mémoire.»

Le 14 mai dernier Bineta Camara, 23 ans, a été retrouvée sans vie dans la chambre de ses parents, baignant dans une mare de sang, couchée sur le dos, à même les carreaux. Elle vivait seule dans la maison familiale, près du Lycée Mame Cheikh Mbaye. La sécurité de la demeure était assurée par un vigile. Sa mère était partie en Chine.

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En présence des policiers du commissariat urbain de Tambacounda, du Procureur Demba Traoré et de l’adjoint au Préfet de Tamba, les sapeurs-pompiers ont acheminé le corps à la morgue de l’hôpital régional. Une enquête a été ouverte pour retrouver son ou ses meurtrier(s).

Pour les besoins de l’enquête, des éléments de la Direction de la police scientifique de Dakar ont été dépêchés à Tambacounda.

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Le vigile Malick Diop alias «Ako», préposé à la sécurité du patron de l’Adl (Agence de développement local), père de la défunte, a été arrêté et placé en garde à vue.

Les policiers misent beaucoup sur le travail de la police scientifique avec l’analyse des prélèvements effectués sur la scène du crime afin d’élucider ce crime crapuleux.

IGFM

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