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Bénin: l’état de santé de Thomas Boni Yayi inquiète ses avocats

Le 7 juin, Boni Yayi n’a pu recevoir le magistrat instructeur qui devait l’entendre à son domicile, en raison de son état de santé dégradé expliquent ses conseils. Des avocats qui parlent de «séquestration» à propos du dispositif policier autour de sa résidence, mis en place depuis les incidents meurtriers consécutifs aux législatives très contestées.

La conférence de presse commence par des explications sur cette audition manquée. Rien de fantaisiste, selon Me Kato Atita: «Sa santé s’est sérieusement dégradée. Sa tension artérielle est de 17 sur 10. Ses médicaments sont épuisés. Monsieur Yayi Boni ne dort plus en raison d’une crise sciatique et on dit, il faut aller l’entendre. Même si on doit le crucifier, il faut qu’il soit vivant. On n’a pas crucifié le cadavre du Christ, c’est son corps vivant qui l’a été.»

Le ton est offensif

Les avocats disent avoir transmis un dossier médical au juge qui voulait l’entendre. Puis ils sont revenus ce qu’ils ont appelé le «siège» autour de la résidence. Le ton est très offensif. ‡a fait 31 jours de séquestration, comptabilisent les conseils.

Pour les avocats leur client est une cible, il se trouve toujours dans le collimateur du pouvoir: «Yayi Boni n’était pas le seul à aller tenir des réunions au siège de la résistance. Mais pourquoi c’est à lui qu’on s’attaqué Il est le seul leader politiqué Aujourd’hui son destin est entre leurs mains ils n’ont qu’à faire de lui ce qu’ils veulent». Il y a le combat du repli des policiers de Cadjehoun, mais aussi celui d’obtenir, selon Me Renaud Agbdjo, l’évacuation sanitaire de l’ancien président.

Appel au dialogue

Plusieurs organisations de la société civile burkinabè, nigérienne et sénégalaise appellent les acteurs politiques à la retenue au Bénin. Dans un communiqué diffusé vendredi, la Rencontre africaine des droits de l’homme (Raddho), le Mouvement burkinabè des droits de l’homme (MBDH), l’association nigérienne de défense des droits de l’homme (ANDDH) interpellent la Cédéao afin qu’elle rétablisse le dialogue. Ces organisations regrettent le silence des chefs d’Etats de la sous-région et leur demandent de s’impliquer davantage. Alioune Tine, le président du laboratoire d’idées Afrikajom Center est également signataire de cet appel.

 

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